Entretien avec Christelle Valette professeur de Français

Extrait de l’interview Union européenne 2025

jeudi 5 mars 2015

Est-ce que pour vous le fait de restreindre le nombre des pays membres intégrant l’Union Européenne pourrait aider à surmonter la crise économique dans l’Union Européenne ?

« Je ne pense pas car actuellement on est tous ouvert aux autres, les frontières économiques ne s’arrêtent pas qu’à l’Europe, je pense que l’idée d’une Europe très cohérente entre tous les Etats avec les mêmes idéaux politiques c’est une idée vieillotte, car aucun Etat ne peut maintenir une richesse, un certain niveau d’emploi, je pense que l’Europe ne se construit pas seulement que sur ces critères économiques. L’idée d’une Europe unie ne se fonde pas que sur l’économie et c’est une erreur de se focaliser la dessus. La crise ne vient pas que de l’Europe elle est ancrée dans un système global du monde. La capacité de l’Europe à maîtriser ça je n’y crois pas trop. »

Quels dispositifs pourrait-on mettre en place pour limiter les inégalités sociales dans l’UE ?

« Alors là... c’est très compliqué on ne va pas changer les modes de vie très facilement. Une aide par le bas c’est possible mais imposer une aide à tous je ne pense pas que cela soit possible, et cette idée de tout uniformiser, cela ne plaît pas trop. »

Cela vous fait peur ?

« Oui parce que par exemple dans mon travail on crée des classes "handicap", mais pour cela il a fallu payer une amende à l’Europe. Ce serait bien de créer la classe avant d’avoir une amende. C’est vrai que l’Europe a cet impact positif d’ouvrir des classes pour les handicapés après c’est dommage qu’il faille une motivation de gendarme, un peu d’oppression pour que cela se passe, après il ne faut pas que ce soit une course à la dépense pour uniformiser, on essaye d’aller plus vite, on provoque des accélérations qui ne sont pas très bonnes pour la société. »

Propos recueillis par Mariela JIMENEZ

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans le document joint

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