Le 4 décembre 2056 : L’Humanité doit-elle respirer mieux ou partir plus loin ?

mardi 11 décembre 2007

Vif débat à la commission spatiale de l’ONU, au siège de Nairobi. Faut-il construire les « aspirateurs de gaz à effet de serre » et ainsi diviser par deux, en 20 ou 25, les taux de ces gaz nocifs, dans l’atmosphère terrestre ; ou bien doit-on se lancer dans l’aventure industrielle de la construction de l’ascenseur spatial, ce long câble nanotech qui permettrait une accélération de l’exploitation spatiale « hors Terre ».

Certains avancent qu’une réduction trop rapide des gaz à effet de serre pourrait entraîner de nouveaux désagréments météorologiques. « Continuons à faire baisser la production de ces gaz et laissons la nature absorber nos erreurs à son rythme ! » disent-ils. D’autres continuent à mettre en doute la relation de cause à effet entre les gaz à effet de serre et les troubles climatiques de ces dernières décades. Les défenseurs de l’ascenseur spatial ne veulent pas voir cette porte ouverte sur les étoiles rester close. Ce sont les ressources minières de la Lune et, plus loin encore, celles de la ceinture d’astéroïdes qui sont en jeu, alors que les ressources naturelles de la planète s’épuisent d’autant plus vite que la croissance de la population mondiale ne cesse de croître.

« Il faut lancer l’exploitation minière de la ceinture d’astéroïdes au plus tôt ! A la vitesse à laquelle la planète s’appauvrit... les cargos spatiaux, leurs soutes pleines de minerais, auront à peine le temps d’arriver de la ceinture ! ».

Pour ces deux projets, le réel problème, c’est le coût ! Ce sont des travaux à l’échelle de l’ensemble de l’humanité qu’il faut envisager : on parle de milliers de milliards d’euros... Seul un effort planétaire permettra de mener à terme de tels projets , l’un comme l’autre, indispensables à l’avenir de l’humanité.

© Olivier Parent