Les challenges de l’Europe

Le statut des femmes

jeudi 5 mars 2015

La parité évolue au sein de l’Europe. Il y a 36% de femmes au parlement européen, 32% à la Commission européenne et sur les 28 États européens, 4 d’entre eux sont dirigés par des femmes : le Danemark, l’Allemagne, la Lituanie et la Slovénie. Par ailleurs, il y a 27% de femmes dans les parlements des États membres et sur 28 pays, 13 ont 33% de femmes dans leur Parlement.

L’Islande, la Finlande, la Norvège et la Suède se trouvent en haut du classement du Rapport de l’écart entre les sexes après avoir fait passer leur écart de 81 à 87%.

En ce qui concerne la part des femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises européennes, celle-ci est de 17% (contre 11,8% en 2010), les pays en tête sont l’Islande (49%) et la Norvège (42%). La Commission Européenne prévoit un plan d’action pour qu’en 2015 il y ait 30% des femmes dans les Conseils d’administration et qu’en 2020 ce chiffre passe à 40%.
En Europe, 60% des universitaires diplômés étaient des femmes et en 2012 environ 83% des femmes ont pu accéder à des études supérieures contre 77.5% d’hommes. Cependant, les femmes gagnent en moyenne, par heure, 16% de moins que les hommes pour le même travail et 31% de moins par an, étant donné que 36.6% de femmes travaillent à temps partiel.
En Angleterre, seulement 14% des PME, sont dirigées par des femmes. L’Aspire Fund a été créé pour soutenir les femmes entrepreneurs.

En Allemagne, une campagne a été lancée pour que 30% de femmes accèdent à un statut de cadre dans le domaine du journalisme d’ici à 2017. De même, en Pologne, une loi exige que 35% des candidats à une élection soient des femmes. En Russie, un projet de loi propose qu’environ 30% des sièges parlementaires soient occupés par des femmes (contre 13.6% actuellement). Ce projet de loi envisage également que les hommes soient plus impliqués dans leur vie de famille.

D’après l’article internet “Le Monde en 2025” au sein de l’Union européenne le taux d’emploi pour les femmes s’élève à 18%, cela a incité le Conseil de Lisbonne à fixer un objectif pour rétablir la parité. Cela implique une hausse d’emploi féminin de 55 à 60%, qui va supposer un changement de perspective. En effet, en Allemagne, en Irlande, en Italie, les mères qui travaillent sont considérées comme des “mauvaises mères”.

Les efforts de changement de comportement s’appliquent aussi aux pères souhaitant prendre un congé parental. Ils sont souvent confrontés à des difficultés au niveau de leur carrière, car cela peut être perçu comme une image de faiblesse, celle d’un homme qui ne peut pas subvenir aux besoins de sa famille. La solution serait d’établir des programmes encourageant la réinsersition des parents sur le marché du travail après leur congé parental. Selon ce document “ quelques progrès sont déjà enregistrés à cet égard, notamment dans les anciens pays communistes, où beaucoup de femmes travaillaient avant 1989-90.” A cette période, seules les mères travailleuses étaient considérées comme des femmes émancipées et jouissaient d’une reconnaissance sociale.

À l’heure actuelle, les pays bénéficiant d’un taux d’emploi élevé pour les femmes sont également ceux qui présentent de forts taux de fécondité. Cela témoigne de la volonté des femmes de nombreux pays de mener une carrière parallèlement à leur vie familiale. Sur le plan politique, il serait judicieux de structurer le cadre social pour permettre aux femmes de combiner emploi et maternité.

Extrait de l’ouvrage : State of the Future 2013-2014. Pour retrouver l’intégralité du document cliquez ici