Les entreprises françaises de la meunerie et l’intégration européenne

Etudiant Master 2 GEMO 2015

mercredi 11 mars 2015

Dans quelle mesure et pour quelles raisons, les entreprises françaises de meunerie peuvent-elles contribuer par leur rôle et leurs activités à l’intégration européenne ?

La France est le premier exportateur européen. Les principaux clients de la farine française sont les pays d’Afrique pour plus de 60% de la production exportée. La meunerie française se trouve au 3e rang Européen en terme de production et 11e en terme de production mondiale. Ces chiffres montrent l’importance de la meunerie française sur ce marché.

Son succès provient principalement de la large gamme de produits pouvant être proposé grâce à cette production qui touche l’ensemble de la population, du potentiel d’innovation découlant de ce marché mais surtout de la forte demande qui en résulte. En effet la farine est l’élément de base pour de nombreux produits et est utilisée en très grosse quantité pour le pain par exemple.

Aujourd’hui le marché de la meunerie française est détenu par un leader, le groupe Soufflet, qui grâce à sa structure est le plus gros producteur en France. Il investit énormément dans l’innovation pour pouvoir proposer une gamme de produit très large.

Il existe également d’autre groupe présent comme AXEREAL qui se démarque par une présence significative à l’international et un chiffre d’affaire proche du leader.

Ce constat nous montre le poids de la meunerie française au sein de l’Union européenne mais aussi au niveau mondiale. Tout d’abord d’un point de vue économique on sait que le cours du marché du blé fluctue énormément, ce qui influe directement sur les prix des exportations. La dépréciation de l’euro face au dollars est un facteur de compétitivité pour l’Europe sur le marché international.

De plus malgré l’évolution de la meunerie, cette dernière reste une tradition culinaire très ancienne. En France la majorité de la production est destinée à la fabrication du pain. De la même manière, l’élargissement de l’Union européenne permet à la meunerie française d’être plus compétitive en élaborant des stratégies de délocalisation grâce à une analyse des différentes possibilités d’implantation au sein de l’Europe pour gagner en productivité, réduire les couts et augmenter la qualité.

Au niveau stratégique la meunerie française sait et a su s’adapter aux évolutions alimentaires : le biologique, les régimes sans gluten, les allergies diverses. Cette adaptation est possible grâce à la recherche développement et elle a pu conquérir de nouveaux clients et développer sa gamme de produits.

Au niveau réglementaire la France peut attribuer des allégations sans OGM ou sans gluten qui permet aux producteurs de garantir une qualité du produit pouvant séduire de nouvelles populations (régimes alimentaires particuliers).

L’innovation est sans doute un réel avantage concurrentiel. La meunerie française met un point d’honneur à innover constamment pour proposer des produits toujours adaptés à ses clients et répondre à leurs attentes. Grâce à ses investissements dans la Recherche&Développement, la meunerie française peut leur proposer des produits vraiment adaptés à leur demande.

D’un point de vue plus général, la meunerie française se démarque par la qualité des produits qu’elle propose. Cette qualité provient principalement d’un savoir-faire unique qui remonte à l’antiquité. Il a su être transmis et adapter à la nouvelle technologie pour augmenter la productivité tout en gardant le niveau de qualité recherché par de nombreux acheteurs.

La délocalisation des meuneries françaises au sein de l’Union européenne permettrait la transmission de ce savoir-faire et augmentait donc l’assise de l’Europe à l’international grâce à une réduction des couts de production, à une réglementation favorable au secteur (allocation de la PAC, du FEDER), à l’innovation et à la qualité de sa production.