Les entreprises françaises de la meunerie et l’intégration européenne

Etudiant Master 2 GEMO 2015

mercredi 11 mars 2015

Dans quelle mesure et pour quelles raisons, les entreprises françaises de meunerie peuvent-elles contribuer par leur rôle et leurs activités à l’intégration européenne ?

Pour commencer, nous savons que la France participe pleinement à la vie européenne ce qui permet aux acteurs français d’indirectement jouer un rôle dans l’intégration européenne tout en satisfaisant le développement de la France.

Tout d’abord, il faut savoir que l’industrie de la meunerie française est représentée par 369 entreprises. Leurs activités font d’elles un acteur principal à l’intégration européenne sur le plan économique, social, culturel et politique.

Sur le plan économique, les 369 entreprises participent au développement de l’Europe à travers les différents impôts et taxes imposés par le gouvernement Européen (TVA, impôt sur le bénéfice, cotisations salariales, URSAFF).

De plus, la meunerie française est à la deuxième place du marché européen grâce à sa production de 4,38 millions de tonnes dont 615 090 tonnes destinées à l’exportation (EU + tiers).

Sachant que le développement se fait à travers une croissance du Produit Intérieur Brut, qui correspond à la somme des valeurs ajoutées d’un pays, les entreprises françaises de meunerie joue un rôle majeur par leur production.

Au niveau social, les 369 entreprises de l’industrie génèrent à elles seules 6000 emplois sur 965 000 salariés employés dans l’année en production agricole uniquement en 2010.

Ainsi, nous pouvons déduire que malgré le nombre de salarié peu élevé par rapport au secteur agricole, leurs activités font du secteur de la meunerie un atout majeur pour l’agriculture française notamment grâce à un chiffre d’affaires de 2,24 milliards d’euros.

Ensuite, d’un point de vue politique, les meuniers français sont représentés par l’ANMF (Association National de Meunerie Française). Son objectif est de défendre les intérêts de la profession face à des interlocuteurs privés et/ou publics.

Nous avons pu voir, par exemple, que l’ANMF a joué un rôle majeur dans la négociation pour l’obtention des dérogations temporaires concernant les interdictions de circulation des poids lourds sachant que le transport est un domaine important dans le secteur de la meunerie. De plus, nous savons que l’ANMF veille quotidiennement à la mise en place de la taxe poids lourds (éco taxe) qui pourrait impacter directement les prix de vente.

Enfin, culturellement parlant, l’industrie française de la meunerie est un exemple pour l’Europe. Historiquement, le développement s’est fait lors de la Révolution Industrielle en 1889. Les moulins, la farine, le pain et les céréales sont des images que véhicule la France au reste du monde.

Et, quelles sont les conséquences de leur intégration en Europe sur leur compétitivité ?

Grâce à son poids dans l’industrie de la meunerie européenne, les entreprises bénéficient d’avancées technologiques qui leur donnent un avantage de productivité et de coût par rapport aux concurrents.

Cependant, avec une imposition, des taxes et une main d’oeuvre plus élevées que dans certains pays d’Europe, il est difficile pour la meunerie française de rester compétitive.

Pour remédier à cette difficulté, le gouvernement français a mis en place la Convention collective nationale de la meunerie du 16 juin 1996. Cette convention permet de protéger le secteur et les employés mais également de fournir des subventions exceptionnelles comme le crédit-impôt.

Pour se démarquer de la concurrence des autres pays de l’Europe, les meuniers français mise sur la qualité de la farine.

Le respect de l’environnement et la qualité sanitaire sont sérieusement pris en compte et transcris sur « Le guide de bonnes pratiques hygiéniques » réalisé par l’ANMF.

Enfin, nous pouvons conclure qu’au niveau tarif, la France peine à rester compétitive mais elle peut se démarquer par sa qualité du produit et son savoir-faire.