Les entreprises françaises de négoce de céréales et l’intégration européenne

Etudiant Master 2 GEMO 2015

mercredi 11 mars 2015

Dans quelle mesure et pour quelles raisons, les entreprises françaises de négoce de céréales peuvent-elles contribuer par leur rôle et leurs activités à l’intégration européenne ?

Et, quelles sont les conséquences de leur intégration en Europe sur leur compétitivité ?

La France est historiquement un pays phare en matière de négoce de céréales en Europe. Face à un monde instable et changeant, une Union Européenne en mouvement, les entreprises françaises du négoce de céréales font face à de nouveaux défis.

Par leur rôle d’expert et de leader dans ce négoce, ces entreprises peuvent contribuer à l’intégration européenne en mettant à profit des nouveaux entrants de l’Union Européenne, leur expérience et leur savoir-faire en matière de production céréalière.

Aussi, deux cas de figure se dessinent voire se complètent.

D’une part, nos entreprises françaises de négoce de céréales peuvent proposer leurs services de conseil et de formation aux nouveaux entrants ; d’autre part, elles peuvent directement s’implanter en Europe (Roumanie et Moldavie en priorité) et alors mettre à la disposition de ces nouveaux entrants de l’Union, les techniques et technologies, matérielles entre autres, françaises.

Ainsi, la France, en accompagnant les nouveaux entrants, participe à la dynamisation de l’industrie céréalière dans l’Union Européenne, dans sa globalité.
Dans cette mesure, en tant que négociant, plus l’on s’inscrit dans l’Europe, plus on est compétitif : on va alors participer à un marché de niveau européen et non plus seulement à un marché français. On élargit donc son scope ce qui dope notre compétitivité.

En effet, le constat est que l’on gagne toujours plus à tendre vers des marchés externes, plutôt que d’assister à une croissance, en l’occurrence celle de l’Union Européenne, sans y participer...

Seulement, bien que le risque de tendre vers des marchés externes soit à prendre, comme le montre l’Économie, l’enjeu est de maintenir son leadership, notamment grâce aux coûts d’avance que l’on peut avoir en matière de Recherche& Développement.

Et, pour pouvoir proposer les techniques et conseils « Made in France », il faut d’abord harmoniser leur contenu en interne et ce par le biais, par exemple, de la fusion des coopératives et groupements agricoles français, encore bien séparés par région.

Il s’agit également de tendre vers les nouvelles technologies en renouvelant dès lors les outils de production utilisés, tout en sensibilisant les partenaires sur les enjeux environnementaux, l’efficience et l’innovation. Le recours à des spécialistes dans ces différents domaines est recommandé.

Une harmonisation des législations européennes peut également jouer en faveur de la création de cette « Europe des céréales » avec comme pionner, la France.

Aussi, les entreprises françaises ont leur rôle à jouer dans les défis transversaux du négoce des céréales en Europe. Toutefois, une restructuration locale, en interne, est nécessaire pour avoir les outils performants et être prêt à assumer ce rôle.